Les techniques du clonage

 

1) LA MULTUPLICATION VEGETATIVE

 

La multiplication végétative est la technique la plus utilisée mais surtout l’une des plus simples façons de cloner une plante.

Cette technique se divise, elle-même en différentes méthodes tel que le greffage, le bouturage, le marcottage, l’écussonnage… Ces pratiques sont généralement utilisées par les jardiniers, les botanistes ou simplement par des amateurs.

Nous avons découvert ces méthodes principalement vers l’antiquité et les avons mis en pratique depuis de nombreuses années.

 

      A) Le Greffage

Je vais commencer par le greffage, beaucoup de personnes utilisent ce moyen sans même penser qu’ils sont en train de produire un clone. Par définition un clone est un terme génétique qui caractérise l’ensemble des individus issus d’un même individu multiplié dans notre cas exclusivement par voie végétative.

Pour réaliser une greffe il y a des outils adaptés qui sont :

  • Des sécateurs qui serviront à couper la plante,

  • Des couteaux spécialisés comme la petite serpette pour pratiquer de petites fentes ou encore pour rectifier les coupes, mais il existe aussi le couteau pour greffe par bourgeon qui possède un onglet pour lui permettre de soulever l’écorce.

  • Une serpe et un maillet en caoutchouc pour fendre les gros troncs ou les grosses branches.

  • Le raphia qui est une fibre de palmier permet de souder le porte-greffe et le greffon entre eux.

  • Le mastic a greffe, celui-ci peut être en pâte ou liquide. Il empêche l’air de passer entre le porte-greffe et le greffon afin de favoriser la réussite de la greffe.

Ainsi, même dans le greffage nous avons différents moyens de procéder, cela dépend tout simplement de la plante que l’on souhaite greffer ainsi que de la saison.

Nous prendrons l’exemple de la greffe sous écorce, appelée aussi greffe mayorquine. On l’utilise pour les espèces de porte-greffe comme la vigne dont, pour des raisons de constitution ou de climat, l’écorce ne se décolle pas facilement. On ne prélève pas l’œil seul mais un morceau d’écorce doté d’un bourgeon. En fait, il faut inciser l’écorce et le bois au point de greffage laissant une sorte de languette. Le greffon doit être ligaturé, car il n’y a pas d’écorce pour recouvrir l’incision, puis bien recouvert de mastic pour sceller les bords. Etant donné qu’il s’agit d’une greffe automnale, il faut la protéger du froid pour aboutir à un résultat. (Montrer le schéma en même temps).

Exemple de quelque plantes que l’on peut greffer par mayorquine :

  • la vigne ornementale,

  • ginkgo biloba,

  • occidentalis,

 

La greffe par approche est utilisée pour des plantes difficiles a greffer tel que le magnolia, le mimosa, le gardenia, le noisetier, …on choisit 2 troncs ou un tronc et une branche ou encore deux branches qui on quasiment la même dimension. Au point le plus adapté à ce genre de greffe, on gratte une légère couche d’écorce sur une surface égale pour les 2 individus. Les 2 surfaces, bien lisses et plates, sont unies entre elles et ligaturées étroitement de telle sorte que les tissus correspondent. Après la ligature, on recouvre de mastic pour éviter que les tissus sèchent. Ce type de greffe s’effectue sur une bonne partie de l’année mais il est recommandé de l’exécuter durant la période d’activité végétative des plantes, c'est-à-dire durant le printemps. (Le schéma)

 

      B) L'Ecussonnage

Etroitement lier au greffage, l’écussonnage fait aussi partie des techniques de la multiplication végétative elle est aussi appelé la greffe en T, du a sa coupe sur le porte-greffe.

Principalement effectuer sur des plantes jeunes pour que l’écorce se décolle facilement et dont le diamètre du tronc ne dépasse pas encore 3 cm.

La méthode est d’inciser l’écorce verticalement sur environ 2 cm puis au sommet de cette incision faire une coupe horizontale de 1 cm, en forme de T. Après avoir prélevé le bourgeon de la greffe, il faut ensuite faire glisser le greffon dans l’entaille en T. L’écussonnage peut être effectué en fin d’été se que l’on appelle « œil dormant » car c’est a se moment que le bourgeon va « dormir » durant tout l’hiver pour se « réveiller » au printemps suivant. Au contraire, « a œil poussant » signifie que la greffe se fait au printemps. Il arrive que le bois se détache de l’écusson par lui-même.

Pour la ligature, on doit partir du point le plus bas de l’incision en T, puis remonter en dessous de l’œil qui ne doit pas être recouvert ni par le raphia ni par le mastic.

      C) Le Bouturage

Cette méthode de multiplication asexuée permet la propagation des plantes dicotylédones principalement (plante qui lorsqu’elle germe, donne naissances à deux cotylédons), sans passer par la fécondation. C’est une méthode facile à apprendre. Cependant, contrairement à la division et au marcottage, cette technique demande des installations adéquates. Toutes les espèces ne réagissent pas de la même façon, on peut également ajouter que chaque genre botanique a ses exigences en matière de bouturage ; certains demandent de la chaleur, d’autres l’étouffée alors que parfois les boutures ne s’enracinent qu’après de longs mois.

 

Technique :

 

-être très soigneux, extrêmement propre et très net dans les coupes

-apporter des soins aux jeunes opérées est déterminant : ombrage, humidité, lumière, chaleur…

-attention de ne pas en faire trop, cela risquerait de faire mourir la plante !

 

Exemples de boutures :

 -les semi-ligneuses : si l’on souhaite multiplier les arbustes à feuilles caduques. C’est une bouture facile mais qui ne réussit pas toujours.

-à talon : la bouture est coupée avec un lambeau de bois pris sur la tige principale, c’est de cette manière qu’on multiplie les arbustes à feuillage persistant et les conifères.

-de tiges ligneuses : spécialement bien adaptées à la propagation des groseilliers et des saules. Il faut prendre des jeunes rameaux de 25 à 30 cm de long et les planter profondément dans une terre améliorée de compost.

-de feuille : c’est une méthode qui consiste à plaquer ou piquer des feuilles entières sur ou dans le substrat ou des fragments de limbes nervurés. On multiplie ainsi les Bégonia, les Kalanchoe ou encore les Peperomia. Ces végétaux ont la faculté d’émettre des racines directement des nervures et des pétioles puis de « fabriquer » un bourgeon végétatif qui donnera naissance à une jeune plante.

      D) Le marcottage

 Cette méthode consiste à provoquer le développement de racines sur un rameau sans séparer celui-ci de la plante dont il est issu. Il reste ainsi nourri par sa « plante mère » tant qu’il n’est pas capable de s’alimenter tout seul. C’est seulement à ce moment qu’il est sevré, c’est-à-dire détaché. Il est surtout utilisé pour les espèces émettant difficilement des racines, spécialement pour les plantes ligneuses. Il ne peut toutefois fournir qu’un nombre limité de nouveaux sujets par rapport au bouturage. Cependant, comme ce dernier, il conserve l’intégralité des caractéristiques génétiques, même si celles-ci ne sont pas fixées par la sélection.

            Technique :

            Il faut coucher une branche, la faire passer sous terre tout en lui laissant la tête à l’air libre. On peut ainsi multiplier les arbres fruitiers, les arbustes à fleurs et à feuillage. Pour accélérer la sortie des racines, on peut entourer la branche avec du fil de fer que l’on serre autour de l’écorce. Cela provoque une excitation de la végétation.

 

-         Choisir une branche vigoureuse placée proche du col. La préparer en lui enlevant les feuilles qui se trouvent dans la terre.

-         Préparer le sol en l’améliorant de composte et de sable tout en respectant les exigences de l’espèce.

-         Coucher délicatement le rameau dans le trou puis le maintenir avec une agrafe préparée avec du gros fil de fer.

-         Maintenir la tête de la future jeune plante à l’aide d’un tuteur.

-         Arroser, balayer et tasser légèrement.

 

Cette technique aboutit au bout de quelques mois ou un an. Ensuite il faut sevrer le jeune végétal pour replanter. Le marcottage ne permet pas d’obtenir rapidement un grand nombre de sujets.

2) CULTURES DES MERISTEMES

 

C’est une méthode qui consiste à cultiver et faire développer les méristèmes d’un végétal. Cette méthode est imperméable aux virus. Le clone obtenu après développement de l’ensemble des méristèmes est donc parfaitement sain.

            En effet, les cellules méristèmatiques ont une fonction analogue à celle des cellules souches chez les animaux ou les humains : elles continuent leur division cellulaire indéfiniment. Ces cellules sont très étroitement accolées les une aux autres et séparées par des parois pectocellulosiques très fines.

          Technique :

 Des boutures contenant un bourgeon végétatif sont prélevées sur les variétés à assainir. Ces explants sont stérilisés puis disséqués stérilement, sous une loupe binoculaire, afin d’extraire le méristème de l’apex (dôme apical sans feuille), mesurant mois de 0,4mm. Le méristème est rapidement déposé dans un tube de culture contenant un gel nutritif.

Progressivement, les cellules vont se diviser et des feuilles vont se former. Enfin, il faut vérifier que les plantes sont bien indemnes de virus en leur faisant subir le teste E.L.I.S.A.

Une partie des plantes assainies peut être conservée en laboratoire afin de produire régulièrement des pieds-mères saints, sans repasser par la phase du méristème.

 

 

Nous vous présentons seulement une infime partie des differents types de clonage, il faut savoir qu'il éxiste des techniques realisable en jardinage ou en laboratoire tel que la micropopagation des cellules. (voir notre manipulation sur des germes de pommes de terre ).

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